Briser le mur du déni…

Avant de se retrouver dans une société complètement névrosée…

Isabelle Sergerie, L’alchimie en affaires comme dans la vie…

61,39 millions de comprimés contre le TDAH ont été distribués dans les pharmacies québécoises l’an dernier, et combien pour les « burnout » et les dépressions reliés au même milieu?

Le Québec est présentement en très mauvaise position, en plus d’investir inutilement dans un système d’éducation non approprié, non productif, non valorisant et extrêmement coûteux, et des coûts collatéraux qui y sont reliés, soit le système de santé, les psychologues, les psychiatres, les travailleurs sociaux, les centres jeunesse et tous ces frais pour cadrer les élèves et les enseignants dans un système qui va à l’encontre du gros bon sens.

Le premier pas vers une société névrosée, c’est de vouloir en faire tous des modèles identiques et quand nous n’y arrivons pas nous leur mettons une étiquette. TDA-H, TED, TOC, et hop! S’ils ne se conforment pas, il est fortement suggéré de les médicamenter. Est-ce possible que le système ne convienne tout simplement pas? Il semblerait qu’une partie de la réponse vienne de la hausse du décrochage et le constat est que de réforme en réforme, rien n’y fait.

Il ne faudrait pas mettre tout le blâme sur les professeurs, bien au contraire. À chaque réforme il y a plusieurs professeurs qui se retrouvent en burnout. Pas surprenant, puisqu’on leur demande d’enseigner à l’envers du gros bon sens.

TDAH, dyslexie, TOC… et si le cerveau pensait tout simplement différemment… Einstein était dyslexique et a créé la formule de la relativité… Et s’il avait tout simplement inversé une formule… Et  Graham Bell était probablement TOC, pour recommencer 2000 fois une expérience! En quoi ne souhaitons-nous pas que nos enfants de demain deviennent des Einstein, des Henry Ford, des Graham Bell, des Disney? Est-ce qu’on veut que nos jeunes deviennent des robots?

Si oui, pour qui, pour quoi?

Quand nous étudions les différents profils, et ce, dès l’âge préscolaire, il y a des enfants qui aiment les blocs, d’autres socialiser, d’autres c’est le dessin et le bricolage. Il n’y en a qu’environ 15% qui s’assoient et aiment apprendre par les livres. C’est donc dire que nous contraignons 85% de la population de se réaliser par ses talents innés. Pas surprenant que dès qu’ils entrent en milieu scolaire, ils mettent un pied dans la névrose.

Il serait intéressant d’analyser le taux de diplomations qui sont reliées directement à une passion, sport-étude, programme d’éducation internationale, étude-profession, art-étude.

Si nous souhaitons arrêter d’étiqueter TDA-H, TED, TOC, nous pourrions les étiqueter SE, PEI,  DEP, ME (manœuvre expert), les laisser apprendre par le jeu, par leur passion. Certains sont de type manuel, d’autres social, d’autres de type cartésien, imaginatif ou affectif.

Les écoles qui mettent déjà cette théorie en pratique, et ce, dès la prématernelle, sont les écoles Montessori. Elles sont trilingues, et profilent le talent dès le plus jeune âge. Elles ont comme mission de stimuler par le jeu et les différents modes d’apprentissage du cerveau.

Je ne crois pas que ce soient les élèves qui doivent s’adapter au système scolaire, mais bien les systèmes scolaires qui doivent s’adapter à leur clientèle. Toute entreprise privée qui souhaite demeurer performante et surpasser ses concurrents sait qu’elle doit tout miser sur la qualité du produit et son service à la clientèle. Il ne lui viendrait jamais à l’idée de baisser la qualité de son produit, la qualification de ses partenaires, et encore moins de négliger sa clientèle existante.

En quoi une entreprise gouvernementale ne souhaiterait pas appliquer les mêmes règles de succès? Peut-être devrait-elle avoir comme mission de détecter le talent inné dès le plus jeune âge, et d’investir rapidement dans le bon talent.

Il a été démonté à maintes reprises que les garçons sont plus performant académiquement quand ils bougent. Au nom de quoi continuons-nous à forcer les enfants à s’asseoir toute la journée et apprendre, alors qu’il est possible d’apprendre en s’amusant?

Le monde n’est pas fait que d’artistes, mais au Québec, comme société distincte, nous sommes les rois de la créativité. Je dis oui à protégeons notre culture. Encore faudrait-il apprendre à nos propres enfants comment bien l’écrire et la parler. Et non à handicaper notre relève volontairement en leur privant l’accès à la vraie éducation dans les 3 langues officielles. Là nous pourrons parler d’une société distincte et avant-gardiste.

Tant que nous priverons nos futures générations à l’accès à l’information et aux  affaires étrangères en limitant l’accès aux différents modes d’apprentissage, et tant que nous accepterons de nous enliser dans une névrose collective, je crois qu’il est utopique de croire que les résultats seront différents de ceux que nous connaissons déjà… Près du tiers des Québécois n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires.

44% des ordonnances canadiennes contre le TDAH sont livrées au… Québec!

Arrêtons d’y penser et voyons-y!

C’est l’heure de briser le mur… It’s time for breaking the wall… 

Donnons-leur des outils TDAH, dits outils pour porter attention et outils pour calmer et demeurer centré. Dyslexie, dite outil de lecture et de rédaction, et tous les défis comportementaux tels que l’anxiété, l’impulsivité, l’obsessionnelle demande des outils d’intelligence émotionnelle et de gestion d’énergie biologique.